AP French Language and Culture Quiz: Use Sources To Enhance Comprehension
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Use Sources To Enhance ComprehensionQuestion 1 of 20

Ces textes portent sur le « Pass Culture » en France, une application offrant 300€ aux jeunes de 18 ans pour des dépenses culturelles.

Source 1 : Extrait de la présentation officielle du Pass Culture par le Ministère de la Culture

Le Pass Culture est une ambition forte : favoriser l'accès de tous les jeunes à la culture, en renforçant et diversifiant leurs pratiques. L'objectif est de lever les barrières, qu'elles soient financières, géographiques ou psychologiques. En leur donnant un pouvoir d'achat et un accès direct à une offre culturelle géolocalisée et riche, nous les encourageons à explorer la diversité de notre patrimoine : théâtres, musées, librairies indépendantes, concerts, pratiques artistiques... C'est un outil d'émancipation et d'ouverture, conçu pour stimuler la curiosité et accompagner les jeunes dans la construction de leur parcours de citoyen éclairé.

Source 2 : Extrait d'un article de la revue Esprit intitulé « Le Pass Culture, un algorithme de la frustration ? »

Un an après sa généralisation, le bilan du Pass Culture est en demi-teinte. Si le dispositif est plébiscité par les jeunes, son usage interroge. L'écrasante majorité des dépenses se concentre sur un nombre très restreint de biens culturels, principalement les mangas, les jeux vidéo et les best-sellers des grandes enseignes. Loin de diversifier les pratiques, le Pass semble surtout subventionner des consommations déjà bien installées, dictées par les industries culturelles mondialisées et les algorithmes des plateformes. Les acteurs culturels de proximité, comme les petites salles de spectacle ou les libraires de quartier, peinent à capter cette manne financière, révélant une décorrélation entre l'offre et la demande réelle des jeunes.

À la lumière de la Source 2, quelle hypothèse implicite de la Source 1 s'avère discutable ?

L'hypothèse que les jeunes sont capables d'utiliser une application mobile pour leurs achats.
L'hypothèse que l'offre culturelle locale est suffisamment riche pour intéresser les jeunes.
L'hypothèse que donner un pouvoir d'achat suffit à générer de la curiosité et à diversifier les pratiques.
L'hypothèse que les industries culturelles mondialisées sont une menace pour la diversité culturelle.
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AP French Language and Culture Quiz

AP French Language and Culture Quiz: Use Sources To Enhance Comprehension

Practice Use Sources To Enhance Comprehension in AP French Language and Culture with focused quiz questions that help you check what you know, review explanations, and build confidence with test-style prompts.

What this quiz covers

This quiz focuses on Use Sources To Enhance Comprehension, giving you a quick way to practice the rules, question types, and explanations that matter most for AP French Language and Culture.

How to use this quiz

Try each quiz question before looking at the correct answer. Use the explanations to review missed ideas, then come back to similar questions until the pattern feels familiar.

All questions

Question 1

Ces textes portent sur le « Pass Culture » en France, une application offrant 300€ aux jeunes de 18 ans pour des dépenses culturelles.

Source 1 : Extrait de la présentation officielle du Pass Culture par le Ministère de la Culture

Le Pass Culture est une ambition forte : favoriser l'accès de tous les jeunes à la culture, en renforçant et diversifiant leurs pratiques. L'objectif est de lever les barrières, qu'elles soient financières, géographiques ou psychologiques. En leur donnant un pouvoir d'achat et un accès direct à une offre culturelle géolocalisée et riche, nous les encourageons à explorer la diversité de notre patrimoine : théâtres, musées, librairies indépendantes, concerts, pratiques artistiques... C'est un outil d'émancipation et d'ouverture, conçu pour stimuler la curiosité et accompagner les jeunes dans la construction de leur parcours de citoyen éclairé.

Source 2 : Extrait d'un article de la revue Esprit intitulé « Le Pass Culture, un algorithme de la frustration ? »

Un an après sa généralisation, le bilan du Pass Culture est en demi-teinte. Si le dispositif est plébiscité par les jeunes, son usage interroge. L'écrasante majorité des dépenses se concentre sur un nombre très restreint de biens culturels, principalement les mangas, les jeux vidéo et les best-sellers des grandes enseignes. Loin de diversifier les pratiques, le Pass semble surtout subventionner des consommations déjà bien installées, dictées par les industries culturelles mondialisées et les algorithmes des plateformes. Les acteurs culturels de proximité, comme les petites salles de spectacle ou les libraires de quartier, peinent à capter cette manne financière, révélant une décorrélation entre l'offre et la demande réelle des jeunes.

À la lumière de la Source 2, quelle hypothèse implicite de la Source 1 s'avère discutable ?

  1. L'hypothèse que les jeunes sont capables d'utiliser une application mobile pour leurs achats.
  2. L'hypothèse que l'offre culturelle locale est suffisamment riche pour intéresser les jeunes.
  3. L'hypothèse que donner un pouvoir d'achat suffit à générer de la curiosité et à diversifier les pratiques. (correct answer)
  4. L'hypothèse que les industries culturelles mondialisées sont une menace pour la diversité culturelle.
Explanation: La logique de la Source 1 est : si on donne un pouvoir d'achat (levier financier) et l'accès à l'offre, alors la curiosité sera stimulée et les pratiques se diversifieront. C'est l'hypothèse implicite. La Source 2 montre que, dans les faits, le pouvoir d'achat est utilisé pour des pratiques déjà existantes, ce qui rend l'hypothèse de la Source 1 discutable. Le levier financier ne semble pas suffire. (A) est prouvé vrai par le succès du Pass. (B) n'est pas remis en question ; c'est la demande qui ne va pas vers cette offre. (D) est une idée que la Source 2 semble confirmer, pas une hypothèse de la Source 1.

Question 2

Les deux textes suivants portent sur l'avenir du travail à l'ère de l'intelligence artificielle.

Source 1 : Extrait d'un article de la revue Futuribles

L'avènement de l'intelligence artificielle (IA) est souvent perçu à travers le prisme anxiogène des destructions d'emplois. Pourtant, une analyse historique nous rappelle que chaque révolution technologique a engendré une recomposition du travail, et non sa disparition. L'IA promet de nous décharger des tâches les plus répétitives et aliénantes, libérant ainsi le potentiel humain pour des missions à plus haute valeur ajoutée : la créativité, la pensée stratégique, l'intelligence émotionnelle et la collaboration. Plutôt qu'une menace, l'IA devrait être envisagée comme un partenaire cognitif, un outil puissant qui augmentera nos capacités et nous permettra de nous concentrer sur ce que l'humain fait de mieux. De nouveaux métiers, aujourd'hui inconcevables, émergeront à l'interface de l'homme et de la machine.

Source 2 : Extrait d'un essai du sociologue Jean-Marc Félissier

L'optimisme technologique qui entoure l'IA masque une réalité sociale potentiellement brutale. La transition, loin d'être harmonieuse, risque de creuser davantage les inégalités. Si les travailleurs hautement qualifiés pourront collaborer avec l'IA, qu'adviendra-t-il des millions d'employés dont les compétences seront rendues obsolètes ? Le discours sur la « libération » du travail ignore le coût humain de cette restructuration : le déclassement social, la précarisation et l'anxiété. De plus, la concentration des technologies d'IA entre les mains de quelques géants du numérique pose une question de fond sur la répartition des gains de productivité. Sans une politique de redistribution audacieuse et un investissement massif dans la formation continue, l'IA pourrait bien consolider une société à deux vitesses.

Quel élément mentionné dans la Source 1 est présenté comme une condition nécessaire mais potentiellement insuffisante dans la Source 2 ?

  1. L'émergence de nouveaux métiers à l'interface de l'homme et de la machine.
  2. La concentration des technologies d'IA entre les mains de quelques entreprises.
  3. L'augmentation des capacités humaines grâce à l'intelligence artificielle.
  4. L'adaptation des compétences des travailleurs face aux nouvelles technologies. (correct answer)
Explanation: La Source 1 implique que les humains se concentreront sur de nouvelles missions, ce qui nécessite une adaptation. La Source 2 aborde ce point plus directement en parlant de « formation continue » comme d'une nécessité absolue, mais avertit que même cela pourrait être insuffisant sans une « politique de redistribution audacieuse ». (A) est un résultat espéré dans S1, pas une condition. (B) est une préoccupation de S2, non mentionnée dans S1. (C) est l'argument principal de S1, que S2 ne considère pas comme une condition mais comme un privilège pour certains.

Question 3

Les deux sources suivantes traitent du phénomène des « néo-ruraux », ces citadins qui s'installent à la campagne.

Source 1 : Extrait d'une brochure publicitaire pour un programme immobilier « Le Hameau du Bonheur »

Fuyez le stress, la pollution et le bruit ! Redécouvrez le rythme des saisons et le plaisir d'un vrai voisinage. Au « Hameau du Bonheur », nous vous offrons plus qu'une maison : un projet de vie. Imaginez vos enfants grandissant au grand air, un potager à portée de main et des soirées paisibles sous les étoiles. Grâce à la fibre optique installée dans tout le lotissement, le télétravail devient une évidence. Vous conciliez enfin vie professionnelle exigeante et qualité de vie incomparable. N'attendez plus, votre nouvelle vie commence ici, au cœur d'une nature préservée mais connectée.

Source 2 : Extrait d'un article de blog de Chloé, intitulé « Mon retour en ville après deux ans au vert »

L'image d'Épinal du bonheur champêtre a la vie dure. J'y ai cru, moi aussi. Mais la réalité est moins poétique. Le « vrai voisinage » peut vite tourner à la surveillance sociale et au commérage. Le potager demande un travail colossal pour un rendement dérisoire face au supermarché à 30 minutes de route. Et le télétravail ? Une illusion quand la connexion, soi-disant à « haut débit », flanche trois fois par semaine et que l'isolement professionnel pèse sur le moral. La nature est belle, certes, mais elle ne remplace pas un service de garde pour les enfants, un médecin disponible ou simplement la spontanéité d'un café entre amis après le travail. J'ai compris que la qualité de vie, pour moi, ne se mesurait pas en mètres carrés de jardin.

Quelle promesse de la Source 1 est la plus directement contredite par le témoignage de la Source 2 ?

  1. La possibilité pour les enfants de grandir au grand air.
  2. L'opportunité de cultiver son propre potager.
  3. La conciliation harmonieuse entre vie professionnelle et qualité de vie. (correct answer)
  4. La beauté d'une nature préservée et d'un environnement calme.
Explanation: La Source 1 vend l'idée qu'on peut « enfin » concilier travail et qualité de vie grâce au télétravail. La Source 2 attaque frontalement cette idée en qualifiant le télétravail d'« illusion » à cause des problèmes techniques et de l'« isolement professionnel », et en montrant que la qualité de vie est dégradée par le manque de services. C'est le point de contradiction le plus central. (A) et (D) sont des points que la Source 2 ne conteste pas directement (elle dit même « La nature est belle »). (B) n'est pas contredit en tant que possibilité, mais sa valeur pratique est relativisée.

Question 4

Les textes suivants débattent de la préservation des langues régionales en France.

Source 1 : Extrait d'un discours d'un élu local de Bretagne

Notre langue, le breton, est le cœur battant de notre identité. La transmettre aux nouvelles générations n'est pas un acte de nostalgie, c'est un investissement pour l'avenir. Chaque mot breton qui résonne dans une cour d'école, chaque panneau de signalisation bilingue, chaque festival qui célèbre notre culture est une victoire contre l'uniformisation. Nous devons exiger de l'État des moyens ambitieux pour nos écoles immersives Diwan, pour la présence de nos langues dans les médias publics, pour leur reconnaissance pleine et entière. Défendre le breton, l'alsacien ou le corse, ce n'est pas se replier sur soi, c'est enrichir le patrimoine commun de la France et de l'Europe.

Source 2 : Extrait d'un article du linguiste Claude Hagège

La sauvegarde des langues dites minoritaires est un impératif. Cependant, il faut se méfier d'une approche qui, sous couvert de préservation, aboutit à la « folklorisation ». Une langue n'est vivante que si elle est un outil de communication complet, apte à dire le monde moderne, la science, l'économie, l'intime. Sanctuariser une langue dans des contextes exclusivement traditionnels (chants, contes, fêtes locales) ou la limiter à un usage symbolique la condamne à devenir un objet de musée. La véritable vitalité d'une langue se mesure à sa capacité à évoluer, à créer des néologismes, à s'intégrer dans tous les domaines de la vie contemporaine, y compris les plus triviaux.

Quelle critique l'auteur de la Source 2 pourrait-il formuler à l'encontre des actions citées dans la Source 1 ?

  1. Il mettrait en garde contre le risque que ces actions, comme les festivals, contribuent à la « folklorisation » de la langue. (correct answer)
  2. Il affirmerait que les écoles immersives et les médias sont des moyens inefficaces pour transmettre une langue.
  3. Il soutiendrait que la signalisation bilingue est purement symbolique et n'a aucun impact sur la pratique réelle de la langue.
  4. Il jugerait que la défense des langues régionales est une forme de repli identitaire nuisible à l'unité nationale.
Explanation: When analyzing comparative reading passages on the AP French exam, you need to identify how authors' main arguments create potential points of disagreement, even when both support the same general cause. Both sources advocate for preserving regional languages, but they emphasize different approaches. The Breton politician in Source 1 enthusiastically lists various preservation efforts: festivals celebrating culture, bilingual signage, immersive schools, and media presence. Meanwhile, the linguist Hagège in Source 2 warns against "folklorisation" - the danger of reducing living languages to mere cultural artifacts displayed only in traditional contexts like songs, tales, and local festivals. The correct answer is A because Hagège would specifically critique the festival emphasis mentioned in Source 1. While he supports language preservation, he'd warn that celebrating languages primarily through festivals risks turning them into museum pieces rather than living communication tools. His argument centers on languages needing to function in modern, everyday contexts - science, economics, daily conversation - not just ceremonial ones. Answer B is wrong because Hagège would likely support immersive schools and media presence as modern communication contexts. Answer C misses his main point - he wouldn't focus solely on signage being symbolic, but rather on the broader risk of limiting languages to traditional uses. Answer D contradicts both authors' positions since Hagège supports language preservation and specifically states it enriches rather than divides. Remember: on comparative reading questions, look for nuanced disagreements within shared goals. Authors can support the same cause while critiquing each other's methods or emphasis.

Question 5

Les deux textes suivants portent sur l'avenir du travail à l'ère de l'intelligence artificielle.

Source 1 : Extrait d'un article de la revue Futuribles

L'avènement de l'intelligence artificielle (IA) est souvent perçu à travers le prisme anxiogène des destructions d'emplois. Pourtant, une analyse historique nous rappelle que chaque révolution technologique a engendré une recomposition du travail, et non sa disparition. L'IA promet de nous décharger des tâches les plus répétitives et aliénantes, libérant ainsi le potentiel humain pour des missions à plus haute valeur ajoutée : la créativité, la pensée stratégique, l'intelligence émotionnelle et la collaboration. Plutôt qu'une menace, l'IA devrait être envisagée comme un partenaire cognitif, un outil puissant qui augmentera nos capacités et nous permettra de nous concentrer sur ce que l'humain fait de mieux. De nouveaux métiers, aujourd'hui inconcevables, émergeront à l'interface de l'homme et de la machine.

Source 2 : Extrait d'un essai du sociologue Jean-Marc Félissier

L'optimisme technologique qui entoure l'IA masque une réalité sociale potentiellement brutale. La transition, loin d'être harmonieuse, risque de creuser davantage les inégalités. Si les travailleurs hautement qualifiés pourront collaborer avec l'IA, qu'adviendra-t-il des millions d'employés dont les compétences seront rendues obsolètes ? Le discours sur la « libération » du travail ignore le coût humain de cette restructuration : le déclassement social, la précarisation et l'anxiété. De plus, la concentration des technologies d'IA entre les mains de quelques géants du numérique pose une question de fond sur la répartition des gains de productivité. Sans une politique de redistribution audacieuse et un investissement massif dans la formation continue, l'IA pourrait bien consolider une société à deux vitesses.

Quelle est la fonction de la référence à l'« analyse historique » dans la Source 1, et comment la Source 2 la remet-elle en question ?

  1. Elle sert à justifier un déterminisme technologique ; la Source 2 la nuance en insistant sur le rôle des politiques publiques.
  2. Elle sert à prédire les types de métiers qui seront créés ; la Source 2 affirme que toute prédiction est impossible.
  3. Elle sert à rassurer le lecteur sur la finalité positive du changement ; la Source 2 conteste cette finalité en se concentrant sur les victimes du processus. (correct answer)
  4. Elle sert à critiquer les peurs irrationnelles ; la Source 2 montre que ces peurs sont économiquement fondées et légitimes.
Explanation: Dans la Source 1, l'histoire sert de preuve que les transitions technologiques finissent bien (« recomposition », pas « disparition »). Le but est de rassurer. La Source 2 ne nie pas qu'une recomposition aura lieu, mais elle remet en question la vision positive de cette finalité en se focalisant sur le « coût humain » et le « déclassement social », c'est-à-dire les victimes de la transition. (A) est trop abstrait. (B) est une mauvaise lecture de S1. (D) est plausible mais (C) capture mieux la nuance : S2 ne dit pas que la finalité sera mauvaise pour tous, mais qu'elle ne sera pas positive pour beaucoup, contestant ainsi l'optimisme général de S1.

Question 6

Ces textes abordent le principe de laïcité en France.

Source 1 : Extrait d'une brochure d'information du gouvernement français

La laïcité de la République française repose sur trois principes : la liberté de conscience et de culte, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l'égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions. Ce principe garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d'expression de leurs convictions. Il assure aussi la neutralité de l'État et de ses services publics. L'État ne privilégie aucune religion et garantit le libre exercice des cultes, dans le respect de l'ordre public. La laïcité n'est pas une opinion parmi d'autres mais la condition de la coexistence de toutes les opinions.

Source 2 : Extrait du journal intime de Fatima, lycéenne

Demain, c'est la photo de classe. Encore une fois, la principale adjointe m'a rappelée dans son bureau pour me dire que mon bandeau, même s'il ne couvre pas entièrement mes cheveux, est un « signe ostentatoire ». Je lui ai expliqué que c'est une façon pour moi d'exprimer ma personnalité, ma culture, pas d'imposer quoi que ce soit. Elle a parlé de la « neutralité de l'école ». Pour moi, cette neutralité a un visage, et il ne me ressemble pas. Elle efface une partie de moi. Mes amies me disent de l'enlever juste pour la photo, que ce n'est « pas grave ». Mais pour moi, ça l'est. C'est comme si on me demandait de laisser une partie de mon identité à la porte du lycée.

Comment l'expérience de Fatima (Source 2) illustre-t-elle une tension potentielle dans l'application du principe de laïcité décrit dans la Source 1 ?

  1. Elle montre que la séparation de l'État et des religions n'est pas toujours respectée par les fonctionnaires.
  2. Elle suggère que la garantie de la liberté de conscience peut entrer en conflit avec l'exigence de neutralité dans certains espaces publics. (correct answer)
  3. Elle prouve que l'égalité de tous devant la loi est un principe purement théorique et jamais appliqué.
  4. Elle démontre que l'État français privilégie secrètement une religion par rapport à une autre.
Explanation: La Source 1 énonce deux principes : la « liberté de conscience » et la « neutralité de l'État » (ici, l'école). L'expérience de Fatima met en lumière un conflit entre son désir d'exprimer son identité (liberté de conscience/expression) et l'interprétation de la neutralité par l'école. C'est le cœur de la tension. (A) est une accusation forte que le texte ne soutient pas ; la principale adjointe pense appliquer la loi. (C) est une généralisation excessive. (D) n'est pas démontré ; le texte montre une interprétation stricte de la neutralité, pas une préférence pour une autre religion.

Question 7

Ces textes abordent le principe de laïcité en France.

Source 1 : Extrait d'une brochure d'information du gouvernement français

La laïcité de la République française repose sur trois principes : la liberté de conscience et de culte, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l'égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions. Ce principe garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d'expression de leurs convictions. Il assure aussi la neutralité de l'État et de ses services publics. L'État ne privilégie aucune religion et garantit le libre exercice des cultes, dans le respect de l'ordre public. La laïcité n'est pas une opinion parmi d'autres mais la condition de la coexistence de toutes les opinions.

Source 2 : Extrait du journal intime de Fatima, lycéenne

Demain, c'est la photo de classe. Encore une fois, la principale adjointe m'a rappelée dans son bureau pour me dire que mon bandeau, même s'il ne couvre pas entièrement mes cheveux, est un « signe ostentatoire ». Je lui ai expliqué que c'est une façon pour moi d'exprimer ma personnalité, ma culture, pas d'imposer quoi que ce soit. Elle a parlé de la « neutralité de l'école ». Pour moi, cette neutralité a un visage, et il ne me ressemble pas. Elle efface une partie de moi. Mes amies me disent de l'enlever juste pour la photo, que ce n'est « pas grave ». Mais pour moi, ça l'est. C'est comme si on me demandait de laisser une partie de mon identité à la porte du lycée.

La juxtaposition de ces deux textes a pour principal effet de...

  1. prouver que la loi sur la laïcité est systématiquement mal appliquée par les chefs d'établissement.
  2. démontrer l'incompatibilité fondamentale entre les principes républicains et la pratique religieuse.
  3. illustrer la complexité de l'articulation entre un principe juridique général et son vécu individuel. (correct answer)
  4. opposer une vision administrative rigide à une vision adolescente purement émotionnelle et irrationnelle.
Explanation: La juxtaposition met en évidence le décalage entre la théorie (le principe général et abstrait de la Source 1) et la pratique (l'expérience personnelle et concrète de la Source 2). Elle montre comment un principe conçu pour être unificateur peut être vécu comme une contrainte au niveau individuel, illustrant la complexité de son application. (A) et (B) sont des conclusions trop extrêmes et non supportées par les textes. (D) est un jugement de valeur sur le témoignage de Fatima (« émotionnelle et irrationnelle ») que le texte ne justifie pas ; son ressenti est présenté comme une question d'« identité ».

Question 8

Ces textes abordent le principe de laïcité en France.

Source 1 : Extrait d'une brochure d'information du gouvernement français

La laïcité de la République française repose sur trois principes : la liberté de conscience et de culte, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l'égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions. Ce principe garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d'expression de leurs convictions. Il assure aussi la neutralité de l'État et de ses services publics. L'État ne privilégie aucune religion et garantit le libre exercice des cultes, dans le respect de l'ordre public. La laïcité n'est pas une opinion parmi d'autres mais la condition de la coexistence de toutes les opinions.

Source 2 : Extrait du journal intime de Fatima, lycéenne

Demain, c'est la photo de classe. Encore une fois, la principale adjointe m'a rappelée dans son bureau pour me dire que mon bandeau, même s'il ne couvre pas entièrement mes cheveux, est un « signe ostentatoire ». Je lui ai expliqué que c'est une façon pour moi d'exprimer ma personnalité, ma culture, pas d'imposer quoi que ce soit. Elle a parlé de la « neutralité de l'école ». Pour moi, cette neutralité a un visage, et il ne me ressemble pas. Elle efface une partie de moi. Mes amies me disent de l'enlever juste pour la photo, que ce n'est « pas grave ». Mais pour moi, ça l'est. C'est comme si on me demandait de laisser une partie de mon identité à la porte du lycée.

Quel argument de la Source 1 la principale adjointe utilise-t-elle pour justifier sa demande, et quel argument de la même source Fatima pourrait-elle utiliser pour contester cette demande ?

  1. Principale : la neutralité de l'État ; Fatima : le libre exercice des cultes.
  2. Principale : le respect de l'ordre public ; Fatima : l'égalité de tous devant la loi.
  3. Principale : la séparation des institutions ; Fatima : la liberté de conscience.
  4. Principale : la neutralité de l'État ; Fatima : la liberté d'expression de ses convictions. (correct answer)
Explanation: La principale adjointe invoque explicitement la « neutralité de l'école », qui correspond à la « neutralité de l'État » dans la Source 1. Fatima, en expliquant que son bandeau est une façon d'« exprimer [sa] personnalité, [sa] culture » et son « identité », se place sur le terrain de la « liberté d'expression de ses convictions », également garantie par la Source 1. Cette option identifie le plus précisément le conflit juridique et philosophique sous-jacent en se basant sur les termes des deux textes. (A) est moins précis car Fatima ne revendique pas un « culte » mais une expression identitaire. (B) et (C) sont moins pertinents par rapport aux arguments spécifiques avancés dans la Source 2.

Question 9

Ces textes abordent le principe de laïcité en France.

Source 1 : Extrait d'une brochure d'information du gouvernement français

La laïcité de la République française repose sur trois principes : la liberté de conscience et de culte, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l'égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions. Ce principe garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d'expression de leurs convictions. Il assure aussi la neutralité de l'État et de ses services publics. L'État ne privilégie aucune religion et garantit le libre exercice des cultes, dans le respect de l'ordre public. La laïcité n'est pas une opinion parmi d'autres mais la condition de la coexistence de toutes les opinions.

Source 2 : Extrait du journal intime de Fatima, lycéenne

Demain, c'est la photo de classe. Encore une fois, la principale adjointe m'a rappelée dans son bureau pour me dire que mon bandeau, même s'il ne couvre pas entièrement mes cheveux, est un « signe ostentatoire ». Je lui ai expliqué que c'est une façon pour moi d'exprimer ma personnalité, ma culture, pas d'imposer quoi que ce soit. Elle a parlé de la « neutralité de l'école ». Pour moi, cette neutralité a un visage, et il ne me ressemble pas. Elle efface une partie de moi. Mes amies me disent de l'enlever juste pour la photo, que ce n'est « pas grave ». Mais pour moi, ça l'est. C'est comme si on me demandait de laisser une partie de mon identité à la porte du lycée.

Quel concept, présenté comme un idéal protecteur dans la Source 1, est perçu par Fatima dans la Source 2 comme une force d'effacement ?

  1. L'égalité de tous devant la loi.
  2. La liberté d'expression des convictions.
  3. La neutralité de l'État. (correct answer)
  4. Le respect de l'ordre public.
Explanation: Dans la Source 1, la « neutralité de l'État » est ce qui « assure » et « garantit » les libertés. C'est un principe protecteur. Pour Fatima (Source 2), cette même « neutralité », invoquée par la principale adjointe, « efface une partie de [elle] ». Elle la perçoit donc comme une force qui nie son identité. La question demande de synthétiser la fonction du concept dans les deux textes. (A), (B) et (D) sont des concepts de la Source 1, mais ce n'est pas la « neutralité » que Fatima ressent directement comme une contrainte.

Question 10

Les deux textes suivants portent sur l'avenir du travail à l'ère de l'intelligence artificielle.

Source 1 : Extrait d'un article de la revue Futuribles

L'avènement de l'intelligence artificielle (IA) est souvent perçu à travers le prisme anxiogène des destructions d'emplois. Pourtant, une analyse historique nous rappelle que chaque révolution technologique a engendré une recomposition du travail, et non sa disparition. L'IA promet de nous décharger des tâches les plus répétitives et aliénantes, libérant ainsi le potentiel humain pour des missions à plus haute valeur ajoutée : la créativité, la pensée stratégique, l'intelligence émotionnelle et la collaboration. Plutôt qu'une menace, l'IA devrait être envisagée comme un partenaire cognitif, un outil puissant qui augmentera nos capacités et nous permettra de nous concentrer sur ce que l'humain fait de mieux. De nouveaux métiers, aujourd'hui inconcevables, émergeront à l'interface de l'homme et de la machine.

Source 2 : Extrait d'un essai du sociologue Jean-Marc Félissier

L'optimisme technologique qui entoure l'IA masque une réalité sociale potentiellement brutale. La transition, loin d'être harmonieuse, risque de creuser davantage les inégalités. Si les travailleurs hautement qualifiés pourront collaborer avec l'IA, qu'adviendra-t-il des millions d'employés dont les compétences seront rendues obsolètes ? Le discours sur la « libération » du travail ignore le coût humain de cette restructuration : le déclassement social, la précarisation et l'anxiété. De plus, la concentration des technologies d'IA entre les mains de quelques géants du numérique pose une question de fond sur la répartition des gains de productivité. Sans une politique de redistribution audacieuse et un investissement massif dans la formation continue, l'IA pourrait bien consolider une société à deux vitesses.

Sur quel point fondamental les deux auteurs divergent-ils quant à l'impact de l'IA ?

  1. Sur la capacité de l'IA à effectuer des tâches répétitives de manière efficace.
  2. Sur la nature et l'équité de la période de transition vers une économie assistée par l'IA. (correct answer)
  3. Sur l'éventualité de la création de nouveaux métiers suite à cette révolution technologique.
  4. Sur la nécessité pour les humains de développer de nouvelles compétences comme la créativité.
Explanation: La Source 1 présente la « recomposition du travail » comme un processus historique presque naturel, tandis que la Source 2 insiste sur le fait que la transition sera « brutale », « non harmonieuse » et socialement coûteuse, soulignant une divergence majeure sur l'équité du processus. Les deux textes s'accordent implicitement sur (A), (C) et (D), mais diffèrent radicalement sur les conséquences sociales de cette transition.

Question 11

Les textes suivants débattent de la préservation des langues régionales en France.

Source 1 : Extrait d'un discours d'un élu local de Bretagne

Notre langue, le breton, est le cœur battant de notre identité. La transmettre aux nouvelles générations n'est pas un acte de nostalgie, c'est un investissement pour l'avenir. Chaque mot breton qui résonne dans une cour d'école, chaque panneau de signalisation bilingue, chaque festival qui célèbre notre culture est une victoire contre l'uniformisation. Nous devons exiger de l'État des moyens ambitieux pour nos écoles immersives Diwan, pour la présence de nos langues dans les médias publics, pour leur reconnaissance pleine et entière. Défendre le breton, l'alsacien ou le corse, ce n'est pas se replier sur soi, c'est enrichir le patrimoine commun de la France et de l'Europe.

Source 2 : Extrait d'un article du linguiste Claude Hagège

La sauvegarde des langues dites minoritaires est un impératif. Cependant, il faut se méfier d'une approche qui, sous couvert de préservation, aboutit à la « folklorisation ». Une langue n'est vivante que si elle est un outil de communication complet, apte à dire le monde moderne, la science, l'économie, l'intime. Sanctuariser une langue dans des contextes exclusivement traditionnels (chants, contes, fêtes locales) ou la limiter à un usage symbolique la condamne à devenir un objet de musée. La véritable vitalité d'une langue se mesure à sa capacité à évoluer, à créer des néologismes, à s'intégrer dans tous les domaines de la vie contemporaine, y compris les plus triviaux.

Quelle affirmation synthétise le mieux la relation entre les deux perspectives ?

  1. La Source 2 propose une condition supplémentaire pour que les objectifs de la Source 1 soient réellement atteints. (correct answer)
  2. Les deux sources s'opposent radicalement sur la nécessité de préserver les langues régionales.
  3. La Source 1 offre des exemples concrets pour illustrer les théories abstraites développées dans la Source 2.
  4. La Source 2 réfute les arguments de la Source 1 en s'appuyant sur des données scientifiques indiscutables.
Explanation: When analyzing how two sources relate to each other in French language passages, focus on identifying whether the authors share the same fundamental goal but approach it differently, or whether they fundamentally disagree. Both sources advocate for preserving regional languages, but they emphasize different aspects. Source 1 focuses on concrete actions needed for preservation: immersive schools, bilingual signage, media presence, and state support. The Breton politician sees these measures as victories against uniformization. Source 2, written by linguist Hagège, agrees that preservation is important but adds a crucial caveat: languages must remain fully functional in modern contexts to truly survive. He warns against "folklorization" - reducing languages to ceremonial or traditional uses only. The correct answer is A because Source 2 establishes an essential condition for the success of Source 1's preservation efforts. Hagège essentially says "yes, preserve these languages, but ensure they can express modern life, science, and everyday communication, not just traditional culture." B is wrong because both sources support language preservation - they don't oppose each other fundamentally. C reverses the relationship - Source 1 provides concrete examples while Source 2 offers theoretical framework, not vice versa. D incorrectly suggests Source 2 refutes Source 1 with scientific data, when actually Hagège supports preservation while refining the approach. Remember: when comparing French sources, look for whether they build on each other's ideas rather than assuming they must oppose each other. Complementary perspectives are common in AP French passages.

Question 12

Les deux sources suivantes traitent du phénomène des « néo-ruraux », ces citadins qui s'installent à la campagne.

Source 1 : Extrait d'une brochure publicitaire pour un programme immobilier « Le Hameau du Bonheur »

Fuyez le stress, la pollution et le bruit ! Redécouvrez le rythme des saisons et le plaisir d'un vrai voisinage. Au « Hameau du Bonheur », nous vous offrons plus qu'une maison : un projet de vie. Imaginez vos enfants grandissant au grand air, un potager à portée de main et des soirées paisibles sous les étoiles. Grâce à la fibre optique installée dans tout le lotissement, le télétravail devient une évidence. Vous conciliez enfin vie professionnelle exigeante et qualité de vie incomparable. N'attendez plus, votre nouvelle vie commence ici, au cœur d'une nature préservée mais connectée.

Source 2 : Extrait d'un article de blog de Chloé, intitulé « Mon retour en ville après deux ans au vert »

L'image d'Épinal du bonheur champêtre a la vie dure. J'y ai cru, moi aussi. Mais la réalité est moins poétique. Le « vrai voisinage » peut vite tourner à la surveillance sociale et au commérage. Le potager demande un travail colossal pour un rendement dérisoire face au supermarché à 30 minutes de route. Et le télétravail ? Une illusion quand la connexion, soi-disant à « haut débit », flanche trois fois par semaine et que l'isolement professionnel pèse sur le moral. La nature est belle, certes, mais elle ne remplace pas un service de garde pour les enfants, un médecin disponible ou simplement la spontanéité d'un café entre amis après le travail. J'ai compris que la qualité de vie, pour moi, ne se mesurait pas en mètres carrés de jardin.

En lisant les deux textes, qu'est-ce qu'un candidat à l'exode urbain pourrait conclure sur le concept de « nature connectée » (Source 1) ?

  1. Que la connexion technologique est la solution à tous les problèmes d'isolement rural.
  2. Que la qualité de la connexion technologique est souvent surévaluée et ne compense pas l'isolement social et le manque de services. (correct answer)
  3. Que la connexion à la nature et la connexion technologique sont mutuellement exclusives et incompatibles.
  4. Que la « nature connectée » est un concept qui s'applique uniquement aux lotissements neufs et non aux villages traditionnels.
Explanation: La Source 1 présente la « nature connectée » comme la solution miracle qui permet le télétravail et donc la conciliation vie pro/perso. La Source 2 nuance fortement ce propos en montrant que la connexion peut être peu fiable (« flanche trois fois par semaine ») et que, même quand elle fonctionne, elle ne résout pas l'« isolement professionnel » ni le manque de services et de lien social. La conclusion est donc que la connexion technologique est une condition nécessaire mais non suffisante et souvent idéalisée. (A) est l'argument de la Source 1, invalidé par la Source 2. (C) est une opposition non mentionnée. (D) est une spéculation non fondée sur les textes.

Question 13

Les deux sources suivantes traitent du phénomène des « néo-ruraux », ces citadins qui s'installent à la campagne.

Source 1 : Extrait d'une brochure publicitaire pour un programme immobilier « Le Hameau du Bonheur »

Fuyez le stress, la pollution et le bruit ! Redécouvrez le rythme des saisons et le plaisir d'un vrai voisinage. Au « Hameau du Bonheur », nous vous offrons plus qu'une maison : un projet de vie. Imaginez vos enfants grandissant au grand air, un potager à portée de main et des soirées paisibles sous les étoiles. Grâce à la fibre optique installée dans tout le lotissement, le télétravail devient une évidence. Vous conciliez enfin vie professionnelle exigeante et qualité de vie incomparable. N'attendez plus, votre nouvelle vie commence ici, au cœur d'une nature préservée mais connectée.

Source 2 : Extrait d'un article de blog de Chloé, intitulé « Mon retour en ville après deux ans au vert »

L'image d'Épinal du bonheur champêtre a la vie dure. J'y ai cru, moi aussi. Mais la réalité est moins poétique. Le « vrai voisinage » peut vite tourner à la surveillance sociale et au commérage. Le potager demande un travail colossal pour un rendement dérisoire face au supermarché à 30 minutes de route. Et le télétravail ? Une illusion quand la connexion, soi-disant à « haut débit », flanche trois fois par semaine et que l'isolement professionnel pèse sur le moral. La nature est belle, certes, mais elle ne remplace pas un service de garde pour les enfants, un médecin disponible ou simplement la spontanéité d'un café entre amis après le travail. J'ai compris que la qualité de vie, pour moi, ne se mesurait pas en mètres carrés de jardin.

Comment la Source 2 redéfinit-elle la notion de « qualité de vie » présentée dans la Source 1 ?

  1. En la fondant sur l'indépendance et l'autosuffisance plutôt que sur le confort matériel.
  2. En y intégrant la nécessité de l'accès aux services publics et aux liens sociaux spontanés. (correct answer)
  3. En la limitant exclusivement à la réussite professionnelle et à l'avancement de carrière.
  4. En la présentant comme un idéal subjectif et inatteignable, que ce soit en ville ou à la campagne.
Explanation: La Source 1 définit la qualité de vie par des éléments comme la nature, le calme, l'espace (« grand air », « potager »). La Source 2, en contraste, met en avant ce qui lui a manqué : « un service de garde », « un médecin », « la spontanéité d'un café entre amis ». Elle redéfinit donc la qualité de vie en y ajoutant la dimension cruciale de l'accès aux services et de la sociabilité urbaine. (A) est le contraire de ce que dit Chloé. (C) est une simplification excessive. (D) est trop pessimiste ; Chloé est retournée en ville, suggérant qu'elle y a trouvé une meilleure qualité de vie.

Question 14

Les deux sources suivantes traitent du phénomène des « néo-ruraux », ces citadins qui s'installent à la campagne.

Source 1 : Extrait d'une brochure publicitaire pour un programme immobilier « Le Hameau du Bonheur »

Fuyez le stress, la pollution et le bruit ! Redécouvrez le rythme des saisons et le plaisir d'un vrai voisinage. Au « Hameau du Bonheur », nous vous offrons plus qu'une maison : un projet de vie. Imaginez vos enfants grandissant au grand air, un potager à portée de main et des soirées paisibles sous les étoiles. Grâce à la fibre optique installée dans tout le lotissement, le télétravail devient une évidence. Vous conciliez enfin vie professionnelle exigeante et qualité de vie incomparable. N'attendez plus, votre nouvelle vie commence ici, au cœur d'une nature préservée mais connectée.

Source 2 : Extrait d'un article de blog de Chloé, intitulé « Mon retour en ville après deux ans au vert »

L'image d'Épinal du bonheur champêtre a la vie dure. J'y ai cru, moi aussi. Mais la réalité est moins poétique. Le « vrai voisinage » peut vite tourner à la surveillance sociale et au commérage. Le potager demande un travail colossal pour un rendement dérisoire face au supermarché à 30 minutes de route. Et le télétravail ? Une illusion quand la connexion, soi-disant à « haut débit », flanche trois fois par semaine et que l'isolement professionnel pèse sur le moral. La nature est belle, certes, mais elle ne remplace pas un service de garde pour les enfants, un médecin disponible ou simplement la spontanéité d'un café entre amis après le travail. J'ai compris que la qualité de vie, pour moi, ne se mesurait pas en mètres carrés de jardin.

Quel est le rapport entre l'expression « image d'Épinal » (Source 2) et le contenu de la Source 1 ?

  1. La Source 1 est un exemple parfait de l'« image d'Épinal » que la Source 2 cherche à déconstruire. (correct answer)
  2. La Source 1 utilise l'« image d'Épinal » comme un contre-exemple pour valoriser son offre unique.
  3. La Source 1 et l'« image d'Épinal » décrivent deux visions opposées de la vie à la campagne.
  4. La Source 1 analyse de manière critique l'« image d'Épinal » pour attirer une clientèle avertie.
Explanation: Une « image d'Épinal » est une représentation traditionnelle et naïvement optimiste d'un sujet. La Source 1, avec ses descriptions idylliques (« Hameau du Bonheur », « soirées paisibles sous les étoiles »), correspond exactement à cette définition. La Source 2 introduit cette expression pour ensuite démonter, point par point, cette vision idéalisée que la Source 1 promeut. (B) et (D) sont incorrects car la Source 1 ne critique pas, mais incarne cette image. (C) est incorrect car elles décrivent la même vision, l'une pour la vendre, l'autre pour la critiquer.

Question 15

Les textes suivants débattent de la préservation des langues régionales en France.

Source 1 : Extrait d'un discours d'un élu local de Bretagne

Notre langue, le breton, est le cœur battant de notre identité. La transmettre aux nouvelles générations n'est pas un acte de nostalgie, c'est un investissement pour l'avenir. Chaque mot breton qui résonne dans une cour d'école, chaque panneau de signalisation bilingue, chaque festival qui célèbre notre culture est une victoire contre l'uniformisation. Nous devons exiger de l'État des moyens ambitieux pour nos écoles immersives Diwan, pour la présence de nos langues dans les médias publics, pour leur reconnaissance pleine et entière. Défendre le breton, l'alsacien ou le corse, ce n'est pas se replier sur soi, c'est enrichir le patrimoine commun de la France et de l'Europe.

Source 2 : Extrait d'un article du linguiste Claude Hagège

La sauvegarde des langues dites minoritaires est un impératif. Cependant, il faut se méfier d'une approche qui, sous couvert de préservation, aboutit à la « folklorisation ». Une langue n'est vivante que si elle est un outil de communication complet, apte à dire le monde moderne, la science, l'économie, l'intime. Sanctuariser une langue dans des contextes exclusivement traditionnels (chants, contes, fêtes locales) ou la limiter à un usage symbolique la condamne à devenir un objet de musée. La véritable vitalité d'une langue se mesure à sa capacité à évoluer, à créer des néologismes, à s'intégrer dans tous les domaines de la vie contemporaine, y compris les plus triviaux.

Quel concept est central dans les deux textes mais défini selon des critères différents ?

  1. L'uniformisation culturelle.
  2. Le patrimoine commun.
  3. La vitalité d'une langue. (correct answer)
  4. L'identité régionale.
Explanation: Les deux textes veulent préserver des langues vivantes. Pour la Source 1, la vitalité se manifeste par la présence de la langue dans l'espace public et l'enseignement (« cour d'école », « panneau », « festival »). Pour la Source 2, la « véritable vitalité » est plus exigeante : elle se mesure à la capacité de la langue à « dire le monde moderne », à « évoluer » et à « créer des néologismes ». Les critères de définition de la vitalité linguistique sont donc différents, plus symboliques dans S1 et plus fonctionnels dans S2. Les autres concepts sont importants, mais c'est celui-ci qui est implicitement ou explicitement redéfini.

Question 16

Ces textes portent sur le « Pass Culture » en France, une application offrant 300€ aux jeunes de 18 ans pour des dépenses culturelles.

Source 1 : Extrait de la présentation officielle du Pass Culture par le Ministère de la Culture

Le Pass Culture est une ambition forte : favoriser l'accès de tous les jeunes à la culture, en renforçant et diversifiant leurs pratiques. L'objectif est de lever les barrières, qu'elles soient financières, géographiques ou psychologiques. En leur donnant un pouvoir d'achat et un accès direct à une offre culturelle géolocalisée et riche, nous les encourageons à explorer la diversité de notre patrimoine : théâtres, musées, librairies indépendantes, concerts, pratiques artistiques... C'est un outil d'émancipation et d'ouverture, conçu pour stimuler la curiosité et accompagner les jeunes dans la construction de leur parcours de citoyen éclairé.

Source 2 : Extrait d'un article de la revue Esprit intitulé « Le Pass Culture, un algorithme de la frustration ? »

Un an après sa généralisation, le bilan du Pass Culture est en demi-teinte. Si le dispositif est plébiscité par les jeunes, son usage interroge. L'écrasante majorité des dépenses se concentre sur un nombre très restreint de biens culturels, principalement les mangas, les jeux vidéo et les best-sellers des grandes enseignes. Loin de diversifier les pratiques, le Pass semble surtout subventionner des consommations déjà bien installées, dictées par les industries culturelles mondialisées et les algorithmes des plateformes. Les acteurs culturels de proximité, comme les petites salles de spectacle ou les libraires de quartier, peinent à capter cette manne financière, révélant une décorrélation entre l'offre et la demande réelle des jeunes.

Comment la mention des « librairies indépendantes » (Source 1) et des « libraires de quartier » (Source 2) illustre-t-elle le décalage entre la politique et ses effets ?

  1. Elle révèle que ces acteurs, bien qu'étant une cible affichée, sont en réalité les grands oubliés des dépenses effectives. (correct answer)
  2. Elle montre que ces acteurs sont à la fois la cible prioritaire du dispositif et ses principaux bénéficiaires.
  3. Elle suggère que les librairies indépendantes ont réussi à s'adapter, contrairement aux autres acteurs culturels de proximité.
  4. Elle prouve que le gouvernement a menti en incluant les librairies dans l'offre, car elles n'y ont pas accès.
Explanation: When analyzing contrasting perspectives in French texts, look for how the same elements are presented differently to reveal gaps between intention and reality. Both sources mention independent bookstores, but in completely different contexts. Source 1 presents "librairies indépendantes" as part of the diverse cultural offerings that the Pass Culture aims to support, listing them alongside theaters, museums, and concerts as beneficiaries of this policy. Source 2, however, groups "libraires de quartier" with "petites salles de spectacle" as examples of local cultural actors who "struggle to capture this financial windfall" because young people's spending concentrates on mass-market products like manga and bestsellers from major chains. This contrast perfectly illustrates the disconnect between policy goals and actual outcomes. Answer A correctly identifies that independent bookstores, while being an official target of the program, are ironically among those who benefit least from it in practice. Answer B is incorrect because Source 2 explicitly states these actors struggle to benefit from the program. Answer C is wrong because Source 2 doesn't suggest independent bookstores have adapted better than other proximity actors—it groups them together as struggling. Answer D misinterprets the issue entirely; the problem isn't government deception or lack of access, but rather that young people aren't choosing to spend their money at these establishments despite having access to them. Remember: On AP French texts analyzing public policy, watch for how the same actors or institutions are framed differently across sources—this often reveals the central tension being examined.

Question 17

Ces textes portent sur le « Pass Culture » en France, une application offrant 300€ aux jeunes de 18 ans pour des dépenses culturelles.

Source 1 : Extrait de la présentation officielle du Pass Culture par le Ministère de la Culture

Le Pass Culture est une ambition forte : favoriser l'accès de tous les jeunes à la culture, en renforçant et diversifiant leurs pratiques. L'objectif est de lever les barrières, qu'elles soient financières, géographiques ou psychologiques. En leur donnant un pouvoir d'achat et un accès direct à une offre culturelle géolocalisée et riche, nous les encourageons à explorer la diversité de notre patrimoine : théâtres, musées, librairies indépendantes, concerts, pratiques artistiques... C'est un outil d'émancipation et d'ouverture, conçu pour stimuler la curiosité et accompagner les jeunes dans la construction de leur parcours de citoyen éclairé.

Source 2 : Extrait d'un article de la revue Esprit intitulé « Le Pass Culture, un algorithme de la frustration ? »

Un an après sa généralisation, le bilan du Pass Culture est en demi-teinte. Si le dispositif est plébiscité par les jeunes, son usage interroge. L'écrasante majorité des dépenses se concentre sur un nombre très restreint de biens culturels, principalement les mangas, les jeux vidéo et les best-sellers des grandes enseignes. Loin de diversifier les pratiques, le Pass semble surtout subventionner des consommations déjà bien installées, dictées par les industries culturelles mondialisées et les algorithmes des plateformes. Les acteurs culturels de proximité, comme les petites salles de spectacle ou les libraires de quartier, peinent à capter cette manne financière, révélant une décorrélation entre l'offre et la demande réelle des jeunes.

Quel est le paradoxe principal du Pass Culture qui ressort de la comparaison des deux textes ?

  1. Il est financé par l'État mais bénéficie principalement aux entreprises privées multinationales.
  2. Il est destiné à promouvoir la culture française mais encourage l'achat de produits culturels étrangers.
  3. Il est très populaire auprès des jeunes mais les déçoit par la pauvreté de son offre culturelle.
  4. Il est conçu pour élargir les horizons culturels mais renforce en pratique les goûts préexistants et dominants. (correct answer)
Explanation: Le paradoxe est la divergence entre l'intention et le résultat. L'intention (Source 1) est d'« explorer la diversité » et de « diversifier leurs pratiques ». Le résultat (Source 2) est que le Pass « subventionne des consommations déjà bien installées » et ne diversifie pas. Il renforce donc les goûts dominants au lieu d'élargir les horizons. (A) et (B) sont des aspects de ce paradoxe, mais (D) en est la formulation la plus précise et la plus complète. (C) est incorrect ; la Source 2 dit que le dispositif est « plébiscité » et ne critique pas la richesse de l'offre mais son usage.

Question 18

Les textes suivants débattent de la préservation des langues régionales en France.

Source 1 : Extrait d'un discours d'un élu local de Bretagne

Notre langue, le breton, est le cœur battant de notre identité. La transmettre aux nouvelles générations n'est pas un acte de nostalgie, c'est un investissement pour l'avenir. Chaque mot breton qui résonne dans une cour d'école, chaque panneau de signalisation bilingue, chaque festival qui célèbre notre culture est une victoire contre l'uniformisation. Nous devons exiger de l'État des moyens ambitieux pour nos écoles immersives Diwan, pour la présence de nos langues dans les médias publics, pour leur reconnaissance pleine et entière. Défendre le breton, l'alsacien ou le corse, ce n'est pas se replier sur soi, c'est enrichir le patrimoine commun de la France et de l'Europe.

Source 2 : Extrait d'un article du linguiste Claude Hagège

La sauvegarde des langues dites minoritaires est un impératif. Cependant, il faut se méfier d'une approche qui, sous couvert de préservation, aboutit à la « folklorisation ». Une langue n'est vivante que si elle est un outil de communication complet, apte à dire le monde moderne, la science, l'économie, l'intime. Sanctuariser une langue dans des contextes exclusivement traditionnels (chants, contes, fêtes locales) ou la limiter à un usage symbolique la condamne à devenir un objet de musée. La véritable vitalité d'une langue se mesure à sa capacité à évoluer, à créer des néologismes, à s'intégrer dans tous les domaines de la vie contemporaine, y compris les plus triviaux.

Selon les critères de la Source 2, quelle initiative serait la plus efficace pour assurer la « véritable vitalité » d'une langue régionale ?

  1. L'organisation d'un grand concours annuel de poésie traditionnelle dans cette langue.
  2. La traduction des textes de loi et des documents administratifs dans cette langue.
  3. Le développement d'une interface de système d'exploitation et d'applications pour smartphone dans cette langue. (correct answer)
  4. L'inscription du répertoire des chants et contes de cette langue au patrimoine immatériel de l'UNESCO.
Explanation: La Source 2 insiste sur la capacité d'une langue à « dire le monde moderne » et à « s'intégrer dans tous les domaines de la vie contemporaine ». Développer une interface pour smartphone répond directement à ce critère en faisant de la langue un outil pour la technologie quotidienne et moderne, bien au-delà du folklore ou du symbole. (A) et (D) sont des exemples de ce que la Source 2 pourrait qualifier de « folklorisation » ou de « sanctuarisation ». (B) est une étape importante, mais l'usage des smartphones est encore plus ancré dans la vie « contemporaine » et « triviale » mentionnée par l'auteur.

Question 19

Les deux textes suivants portent sur l'avenir du travail à l'ère de l'intelligence artificielle.

Source 1 : Extrait d'un article de la revue Futuribles

L'avènement de l'intelligence artificielle (IA) est souvent perçu à travers le prisme anxiogène des destructions d'emplois. Pourtant, une analyse historique nous rappelle que chaque révolution technologique a engendré une recomposition du travail, et non sa disparition. L'IA promet de nous décharger des tâches les plus répétitives et aliénantes, libérant ainsi le potentiel humain pour des missions à plus haute valeur ajoutée : la créativité, la pensée stratégique, l'intelligence émotionnelle et la collaboration. Plutôt qu'une menace, l'IA devrait être envisagée comme un partenaire cognitif, un outil puissant qui augmentera nos capacités et nous permettra de nous concentrer sur ce que l'humain fait de mieux. De nouveaux métiers, aujourd'hui inconcevables, émergeront à l'interface de l'homme et de la machine.

Source 2 : Extrait d'un essai du sociologue Jean-Marc Félissier

L'optimisme technologique qui entoure l'IA masque une réalité sociale potentiellement brutale. La transition, loin d'être harmonieuse, risque de creuser davantage les inégalités. Si les travailleurs hautement qualifiés pourront collaborer avec l'IA, qu'adviendra-t-il des millions d'employés dont les compétences seront rendues obsolètes ? Le discours sur la « libération » du travail ignore le coût humain de cette restructuration : le déclassement social, la précarisation et l'anxiété. De plus, la concentration des technologies d'IA entre les mains de quelques géants du numérique pose une question de fond sur la répartition des gains de productivité. Sans une politique de redistribution audacieuse et un investissement massif dans la formation continue, l'IA pourrait bien consolider une société à deux vitesses.

Comment l'auteur de la Source 2 interpréterait-il probablement le terme « partenaire cognitif » utilisé dans la Source 1 ?

  1. Comme un synonyme de progrès social et d'épanouissement personnel pour tous les travailleurs.
  2. Comme un outil de collaboration accessible uniquement à une élite qualifiée, accentuant la division sociale. (correct answer)
  3. Comme une technologie neutre dont les effets dépendront entièrement de la volonté des entreprises.
  4. Comme une innovation permettant l'émergence de nouvelles formes de solidarité entre employés.
Explanation: La Source 2 met en garde contre une « société à deux vitesses » où seuls les « travailleurs hautement qualifiés » bénéficieraient de l'IA. L'auteur verrait donc le « partenaire cognitif » non comme un outil universel, mais comme un privilège pour une élite, renforçant les inégalités. (A) est l'interprétation de la Source 1, que la Source 2 critique. (C) est incorrect car la Source 2 suggère que sans intervention politique, les effets seront négatifs. (D) est une idée non abordée dans les textes.

Question 20

Ces textes portent sur le « Pass Culture » en France, une application offrant 300€ aux jeunes de 18 ans pour des dépenses culturelles.

Source 1 : Extrait de la présentation officielle du Pass Culture par le Ministère de la Culture

Le Pass Culture est une ambition forte : favoriser l'accès de tous les jeunes à la culture, en renforçant et diversifiant leurs pratiques. L'objectif est de lever les barrières, qu'elles soient financières, géographiques ou psychologiques. En leur donnant un pouvoir d'achat et un accès direct à une offre culturelle géolocalisée et riche, nous les encourageons à explorer la diversité de notre patrimoine : théâtres, musées, librairies indépendantes, concerts, pratiques artistiques... C'est un outil d'émancipation et d'ouverture, conçu pour stimuler la curiosité et accompagner les jeunes dans la construction de leur parcours de citoyen éclairé.

Source 2 : Extrait d'un article de la revue Esprit intitulé « Le Pass Culture, un algorithme de la frustration ? »

Un an après sa généralisation, le bilan du Pass Culture est en demi-teinte. Si le dispositif est plébiscité par les jeunes, son usage interroge. L'écrasante majorité des dépenses se concentre sur un nombre très restreint de biens culturels, principalement les mangas, les jeux vidéo et les best-sellers des grandes enseignes. Loin de diversifier les pratiques, le Pass semble surtout subventionner des consommations déjà bien installées, dictées par les industries culturelles mondialisées et les algorithmes des plateformes. Les acteurs culturels de proximité, comme les petites salles de spectacle ou les libraires de quartier, peinent à capter cette manne financière, révélant une décorrélation entre l'offre et la demande réelle des jeunes.

Comment les observations de la Source 2 remettent-elles en question l'« ambition » décrite dans la Source 1 ?

  1. En montrant que les jeunes n'ont aucun intérêt pour la culture et préfèrent les loisirs numériques.
  2. En suggérant que les barrières à la diversité culturelle ne sont pas seulement financières mais aussi liées aux habitudes de consommation. (correct answer)
  3. En prouvant que le montant alloué par le Pass Culture est insuffisant pour accéder à des offres culturelles de qualité.
  4. En affirmant que les acteurs culturels locaux refusent de participer au dispositif par manque de moyens.
Explanation: L'ambition de la Source 1 est de « diversifier » les pratiques en levant les « barrières financières ». La Source 2 montre que, même avec l'argent, les jeunes se tournent vers des produits culturels de masse (« mangas, jeux vidéo »), suggérant que le problème n'est pas que financier. Les « consommations déjà bien installées » et « dictées par les industries culturelles » sont des barrières non financières que le Pass ne surmonte pas. (A) est un jugement de valeur que le texte ne fait pas (mangas et jeux vidéo sont des formes de culture). (C) et (D) ne sont pas mentionnés dans la Source 2.